
Photo : MehmetBurakCoban, via Wikimedia Commons. Image originale, sans modification. · CC BY-SA 4.0
Une étude de Nature Cities fondée sur environ 17 millions d’observations dans 452 villes nord-américaines éclaire le rôle de la saison et du climat dans la diversité aviaire urbaine.
Les villes ne sont pas seulement des bâtiments qui interrompent le paysage naturel : elles peuvent aussi modifier la répartition de la diversité des oiseaux. Une étude publiée dans Nature Cities le 19 octobre 2026 a analysé environ 17 millions d’observations issues d’eBird, en comparant 452 villes d’Amérique du Nord à leurs environs.
L’équipe a étudié le nombre d’espèces, plutôt que le seul nombre d’oiseaux, en distinguant espèces indigènes et non indigènes ainsi que les saisons. L’écart nord-sud de diversité des oiseaux indigènes était plus marqué en hiver, mais les villes atténuaient cet écart par rapport aux zones environnantes.

Vidéo : Bassem (باسم), via Wikimedia Commons. Image extraite à 60 secondes, sans retouche. · CC BY-SA 4.0
La saison et le climat changent la donne
Un autre contraste apparaît : une densité de population humaine plus élevée était généralement associée à un nombre inférieur d’espèces indigènes, mais le sens de cette relation s’inversait dans les conditions froides. Chez les espèces non indigènes, le lien entre diversité et latitude était faible ou absent au fil des saisons.
Ces résultats soulignent l’importance de considérer ensemble saison et climat pour étudier les oiseaux en ville : la répartition de la diversité des espèces entre les villes varie selon les conditions climatiques et saisonnières.
Sources : Étude de Nature Cities publiée le 19 octobre 2026

