
Une étude scientifique prévue doit soutenir la gestion et la protection des habitats à Matrouh, dans le prolongement d’une coopération ayant permis la réintroduction d’outardes houbaras en 2022.
L’Égypte et les Émirats arabes unis ont examiné le renforcement de leur coopération pour protéger l’outarde houbara d’Afrique et améliorer la gestion de la réserve d’Omayed, dans le gouvernorat de Matrouh. Cette démarche prévoit une étude scientifique des caractéristiques écologiques et des habitats naturels de la réserve, afin de mieux coordonner la protection de sa biodiversité.
Selon un communiqué publié le 18 octobre 2026 par le ministère égyptien du Développement local et de l’Environnement, les échanges avec le Fonds international pour la conservation de l’outarde houbara, basé aux Émirats, ont porté sur le soutien à la réserve, la protection de ses ressources et l’apport d’une expertise scientifique spécialisée à la gestion de la faune sauvage.
Une étude scientifique des habitats
La nouvelle étape comprend une instruction visant à constituer un comité scientifique réunissant des experts extérieurs au ministère et des représentants du secteur des aires protégées. Il sera chargé d’étudier les composantes écologiques d’Omayed, d’évaluer sa biodiversité et de proposer des mesures adaptées à la protection de ses ressources naturelles et de ses habitats.
Les travaux portent sur les besoins de la réserve et des oiseaux qui en dépendent, ainsi que sur des dispositions environnementales adaptées à ses caractéristiques et à la pérennité de ses écosystèmes. Le communiqué ne précise pas de date d’achèvement de l’étude.
Dans le prolongement de la réintroduction de 2022
Cette coopération s’appuie sur une opération menée à Omayed le 18 juin 2022, lors de laquelle 2 000 outardes houbaras d’Afrique ont été relâchées et réintroduites. Des analyses d’ADN et de biologie moléculaire avaient précédé l’opération. Leurs résultats avaient été comparés à des échantillons de référence afin de vérifier que les oiseaux appartenaient à la lignée locale présente, ou historiquement présente, en Égypte.
Le cadre de coopération comprenait également des recherches et des activités communes pour restaurer et conserver les populations d’outardes, partager les connaissances et renforcer les capacités nationales de gestion de la faune sauvage. Il prévoyait aussi d’examiner des projets susceptibles de procurer des bénéfices économiques et sociaux aux communautés proches des zones de conservation des espèces.
Une réserve aux habitats variés
L’UNESCO inscrit Omayed parmi les réserves de biosphère depuis 1981. Représentative du désert côtier méditerranéen de l’Égypte, la réserve abrite des dunes littorales, des crêtes intérieures, des dépressions salines et non salines, ainsi qu’un plateau intérieur.
Selon l’UNESCO, les pressions environnementales locales comprennent la dégradation des terres, la fragmentation des habitats, le surpâturage et la perte de biodiversité. La réserve joue aussi un rôle important dans le suivi écologique à long terme, l’amélioration de la gestion des pâturages et de l’écotourisme, et l’articulation entre conservation de la nature et moyens de subsistance durables.
Sources : Ministère égyptien du Développement local et de l’Environnement : coopération pour Omayed, 18 octobre 2026; Ministère égyptien de l’Environnement : lâcher d’outardes houbaras, 18 juin 2022; UNESCO : réserve de biosphère d’Omayed
Photo : Mourad Harzallah / Wikimedia Commons · CC BY 4.0

